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VITOS Les Éts Vitoux-Derrey sont fondés en 1889 par Léon Vitoux et son épouse Marguerite Derrey, fille de fabricant de bonneterie. Ils débutent avec quelques métiers hollandais qu'ils spécialisent dans la fabrication de bas et chaussettes fantaisie en tous genres (collection de mille modèles). L'usine se développe considérablement entre les rues de la Paix et Brûlard, sur les plans de l'architecte Félix Bouton. Vitoux est l'un des premiers à se préoccuper d'action sociale. Dès 1904, il prône la diminution des heures de travail des femmes et se préoccupe de leurs enfants. L'usine est construite dans le respect de l'hygiène : partout de la lumière, de l'air et de l'espace afin de rendre agréable la fréquentation de l'atelier. En 1908, Léon Vitoux fait appel à son gendre, Léon Poron, puis en 1919 à son fils Marcel Vitoux (Vitoux, Gendre & Fils), tous deux ingénieurs des Arts et Manufactures. L'usine regroupe toutes les étapes de la fabrication : bobinage, tricotage, finition, teinture et apprêt pour la mise en forme des bas. Les usines Vitoux s'adjoignent une branche mécanique pour la fabrication de machines à remmailler (Marcel Vitoux met au point la machine Vitos pour remmailler les bas qui, de plus en plus fins, filent trop facilement). Plus tard, s'ajoute un département lingerie et tricot. L'ensemble couvre 20 000 m². Vitoux spécialise ses usines de Lusigny et Nogent-sur-Seine dans la fabrication des chaussettes d'homme et d'enfant, et celles de la Gabelle (Troyes) et de Châlons-sur-Marne dans la fabrication du bas. La marque Mondia obtient de nombreuses récompenses dans les expositions. Les enfants Robert et Henri Poron, Pierre Vitoux et son gendre Raymond Guétin parviennent aux commandes de l'entreprise vers 1940. En 1944, Vitos figure parmi les quatre usines qui mettent au point le tricotage du nylon en France et lance les premiers bas 15 deniers. Ce produit assure la prospérité de l'entreprise durant les années 1950-1960. Elle compte un millier d'employés et est l'une des premières à délocaliser sa production, d'abord au Mexique (1955), puis au Portugal. En 1970, Vitoux emploie 380 personnes. En 1979, il n'en reste que 70. En 1985, l'entreprise est placée sous tutelle de la Lainière de Roubaix, puis est rachetée par le groupe Prouvost. Elle subit la concurrence des marques de la nouvelle maison-mère, Rodier et Korrigan, tandis que la production est de plus en plus délocalisée. L'usine ferme ses portes en 1989. Les bâtiments sont vendus et démolis en 1990. Seuls trois d'entre eux sont réhabilités en bureaux par l'architecte Gérard Poron et commercialisés par la Siaba. Le nom de Vitos se maintient dans le groupe VEV (Vitos Établissements Vitoux) qui emploie 1 700 salariés dans le Nord mais connaît de graves difficultés en 2003. |
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Extrait de la publicité : Présentée en 1929 par son inventeur, Monsieur Marcel Vitoux, la machine éléctropneumatique Vitos s'est rapidement imposée dans tous les pays...
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A domicile... C'est le travail idéal de la femme qui doit rester chez elle. Il est facile, propre, silencieux. L'apprentissage en est court, l'entretien très réduit et très simple. Ci dessous, lettre envoyée aux personnes intéressées..
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Les actualités http://www.ina.fr/archivespourtous Machines à remailler les bas "MARVEL - VITOS" - Jeune femme regardant son bas qui vient de filer - La jeune femme, accompagné d'un jeune homme, se dirigeant vers le stand VITOS - Jeune femme, rimailleuse, se servant d'une machine à remailler MARVEL et en faisant la démonstration (plusieurs plans) - La jeune femme remettant son bas remaillé et quittant le stand
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Témoignage : ... Au départ, le bas tel qu'on le connaît n'existait pas. On portait alors des espèces de caleçons en tissu enveloppant le pied. Le bas à proprement parler a fait son apparition en 1954 lorsqu'un Anglais, William Rider, eut l'idée de confectionner un caleçon en séparant le haut du bas, et en tricot. Les bas étaient généralement réalisés en soie et étaient d'un grand luxe. C'est Henri II, en France, qui en porta le premier pour le mariage de sa soeur Marguerite en 1569... Le bas tricoté mécaniquement est arrivé avec l'invention du métier à tricoter les bas vers 1589. L'invention de ce métier serait dû encore à un Anglais, William Lee, mais rien n'est moins sûr. Ce métier arriva en France en 1600. Les premiers métiers ne fournissaient que des bas unis mais très vite fut fabriqués des bas à motifs, chinés, à côtes ou à fleurs. Aux bas de laine, succédèrent à partir de 1685, des bas en fil de coton que l'on appelait "bas de Barbarie", de couleur blanche ou chinés. Sous la Révolution, la couleur changea et on ne porta plus alors que des bas noirs. Il faut arriver aux années 30, où les premiers bas nylon sont mis en vente aux Etats-Unis. Ils eurent un tel succès que le nylon devint synonyme de bas et que 64 millions de paires furent vendus en une année dans tout le pays. La deuxième guerre mondiale mettra fin momentanément à la production de bas en nylon. Il réapparut à la fin de la guerre et à nouveau rencontra un succès foudroyant, provoquant d'incroyables files d'attente devant les magasins. Vers 1950, apparaît le bas sans couture, décliné dans plusieurs couleurs et plusieurs finesses. Le nylon devenant moins cher, le bas devient plus accessible. Les années 60 verront son déclin. L'arrivée de la mini-jupe lui fera préférer le port du collant. C'est ici qu'interviennent la remailleuse de bas et mes souvenirs de ce métier et de ma première paire de bas. Voici la machine à remailler les bas nylon. Dans les années 1950-1951,tous les bas étaient de couleur chair plus ou moins foncée, ils coûtaient très chers et quand ils " filaient " on les donnait à remailler. La plupart du temps, la remailleuse faisait aussi du tricot à la machine (les toutes premières machines ). C'était un travail fastidieux,les mailles étant très fines,l'aiguille qui reprenait celles qui avaient lâchées était minuscule. Il fallait avoir de bons yeux pour faire ce métier, peu rémunéré on s'en doute pour beaucoup de temps passé. On avait très peu de marques en ce temps là , la plus connue était Vitos. Les bas en indémaillable ont commencé à faire leur apparition, ils n'ont pas eu de succès, ils étaient plus solides mais quand ils avaient des "trous" ils n'étaient pas remaillables à cause de la trame du bas. Maintenant on met " à la poubelle " nos collants, et Dieu sait si mamylette en fait une grande consommation vu son manque de précaution. Je pense qu'il n'existe plus de machines à remailler, sinon dans les fonds de greniers des anciennes remailleuses. Le collant a pris la place des bas, ce fut une révolution,je me rappelle très bien le bonheur des femmes quand il est arrivé sur le marché,le pratique et le confort ont fait la mort des bas." http://arlette1941.blogspace.fr/
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A lire : Répertoire numérique des fonds d'archives des établissements Mauchauffée (sous-série 39 J) et Vitoux-Vitos (sous-série 90 J) www.archives-aube.com/cgaube/images/archives/ARCHIVES/R104/6.pdf
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