GEVEOR

Gévéor, j'en veux encore.

Gévéor était au départ une société anonyme parisienne appartenant à Louis Pompanon surnommé le Père Pompanon.

En 1963, le siege social était situé 41 à 75 cour Pajol à Paris Bercy.

Elle fut rachetée en 1968 par Margnat SA et la société des vins de France.

On pourra dire c’qu’on veut, mais l’Gévéor, c’est bien un pinard, un gros kitache, un synonyme d’alcolo. Il ne reste plus beaucoup de "témoins de Géveor" en vie.

Bref, c'était un de ces bons gros pinards bien de chez nous dont l'acidité est telle qu'elle neutralisait le méthanol et les éffluves de Tchernobyl.

La marque existe toujours, et ce picrate est toujours disponible dans les entrepôt d'un grossiste très connu d'origine Allemande dont le nom commence par "M...", aux alentours d'un euro du litre, toujours en bouteille plastique d'1,5L (existe aussi en 25cl), et toujours aussi imbuvable.

www.winebeers.com

 

- Bâfrons 1986 - « En passant devant une publicité " Gévéor " dégoulinant ses lettres rouille à l'huis oublié d'une épicerie close, il m'est revenu le souvenir de ripailles solitaires d'une telle vulgarité que le père Dodu, M. Olida, et même le directeur des Ruralies s'en fussent aperçus, pour peu que je les y eusse conviés, ce qu'à Dieu ne plût. C'était deux ou trois hivers plus tôt. Ayant laissé mes familles ordinaires à leurs ébats neigeux, je rentrais seul à Paris, par un soir gris semblable. Le frigo vide béait sur rien. Le placard aux victuailles exhibait un bocal de graisse d'oie, deux boîtes de Ronron et une de corned-beef. J'avais oublié la clé de la cave dans le sac à main de ma femme, ce qui m'interdisait l'accès au congélateur et - ô rage, ô désespoir, ô Contrex ennemie - à mes vins chéris. Un voisin pauvre mais compatissant me fit le prêt d'une demi-baguette de pain mou et d'un litron sobrement capsulé dont l'étiquette, en gothiques lamentables, chantait avec outrecuidance les vertus du gros rouge ci-inclus. Était-ce bien Gévéor, ou plutôt Kiravi, voire Préfontaines ? Je ne sais plus, mais qu'importe, puisqu'il paraît qu'ils pompent tous les trois à la même citerne, chez Total ou Esso. A moins que ce ne fût un vin des Rochers de chez Soupline, le velours de l'estomac, ou " le taffetas du duodénum », selon Francis Blanche.

C'est Hervé Morvan, à partir de 1953, qui dessinera les affiches de la marque.


- Au voleur 1986 - « Quand je vous aurai dit à quel point je déteste la force publique et les bâtons blancs, les procureurs hépatiques à nuque rase, les barreaux aux fenêtres les miliciens cramoisi-gévéor. »

 

Chanson : Café des sports

"Au café des sports Y'a qu'des branchés Savent tout sur l'gévéor Et les programmes télé Et puis surtout Ils parlent des femmes Y'a plus de tabou Limite infâme Ils les retournent Dans tous les sens Lèvent le coude En toute romance. "

 

 

Sources et pour en savoir plus :

Wikipedia - Géveor

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